« L’art pour tous » N°3

Aujourd’hui c’est au sujet de la chine de commande que l’on s’intéressera. Un commerce qui fera apparaitre les prémices d’une mondialisation en marche depuis le XVe siècle, mais qui fera aussi naître quantités d’oeuvres et d’échanges culturels entre l’Europe et la Chine. Lire la suite…

Bordel à Orsay

Commentaire d’exposition

« Splendeurs et misères »

Toulouse-Lautrec, Le Salon, 1886.

Rappels historiques

L’histoire de la prostitution est aussi longue que l’humanité, si l’on en croit l’adage qui en fait « le plus vieux métier du monde ». Elle fut présente tout au long de l’histoire dans les pays occidentaux et notamment en France. St Louis, roi pieu, lui aussi tolérera la prostitution. Mais ce fut Napoléon Ier, initiateur du code civil, qui leur donna un statut particulier intégré à la loi. Les prostituées eurent alors l’obligation d’être recensées afin d’obtenir une carte mais aussi, depuis 1802, de passer une visite médicale tous les mois. Ces réglementations n’étaient majoritairement pas respectées et nombre de femmes décidèrent de ne pas s’inscrire sur les registres afin de travailler à leur compte. Cependant, beaucoup furent incarcérées à la prison Saint-Lazare où elles pouvaient rester des mois, voire des années. Durant le XIXe siècle, on estime que Paris comptait environ 30.000 prostituées dont seulement 4.000 étaient « encartées ». Le salaire d’une femme étant deux fois moins important que celui d’un homme, soit environ deux francs par jour, alors qu’une passe était tarifée entre 20 et 100 francs. La prostitution formait donc une alternative financière et parfois un moyen de gravir l’échelle sociale.

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