St Germain

On partage parfois les mêmes influences musicales dans l’équipe NMF (forcément exceptionnelles inutile de le préciser). St Germain est de celles-là. Issu de la première vague de la French Touch, il a séduit et envouté des millions d’oreilles avec son atmosphère légère, son ton Jazzy et résolument tourné vers la Deep-House. Comme tout bon séducteur, St Germain nous a fait mariner. 15 ans.

Ludovic Navarre nous avait manqué, et c’est peu dire. Après un ultime concert en 2002, l’artiste français, pourtant reconnu, décide qu’il est temps de prendre ses distances avec la scène musicale. De s’éloigner pour mieux se rapprocher de son essence. Ce succès soudain (1 million d’exemplaire pour Boulevard, 2 millions pour Tourist), ses concerts à répétitions et les attentes autour d’un prochain album ont eu raison de cet homme au tempérament réservé, qui prend une pause d’un an. L’aventure ne pouvait pas s’arrêter là. Travailleur, celui-ci retrouve son studio et y passe ses journées. Perfectionniste, il se met à la recherche d’un renouveau sonore. Mais voilà, en 2015, l’attente prend fin avec la sortie de Real Blues. Ce renouveau il la doit à sa nouvelle muse, l’Afrique.

 

Hors norme.

De tous les artistes que nous vous avons présenté, St Germain est le plus universel, le plus légendaire. Un classique. Son Jazzy-Lounge est indémodable et tout (bon) bar, de New York à Tokyo a déjà diffusé ses merveilles. St Germain a toujours varié ses méthodes et ses sonorités, tantôt il sample des morceaux incontournables du Blues (« Alabama Blues »), tantôt flutiste dans ce qui est un de ses morceaux les plus aboutis, So Flute, ou encore orienté vers une Deep House sensuelle dans What’s new. On vous a dressé une liste non-exhaustive:

 

 

 

 

 

Un Jazzy-Lounge Malien.

Real blues est donc le fruit de la rencontre St Germain et l’Afrique, et plus spécialement le Mali. L’album est rythmé au son du balafon, de la kora et du n’goni, donnant un nouveau souffle aux sonorités Jazzy du français. Cela se ressent notamment beaucoup dans Forget Me Not (ci-dessous). Mais le titre phare est évidement Real Blues, dans lequel il sample à nouveau la légende du Blues Lightnin’ Hopkins. Le résultat est vraiment très intéressant, plein de maitrise et permet à Ludovic Navarre de continuer à faire mûrir son univers musical. Le séducteur nous propose une invitation au voyage. Et elle ne se refuse pas, surtout en compagnie de St Germain.

 

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