Le Kolumba : ein zeitloser museum

Profitant de quelques jours de repos dans la frénésie de la vie, on a filé direction l’Allemagne. Si Cologne peut, a priori, ne pas paraître la destination touristique idéal, c’est sans compter sur notre amour pour l’esthétique spatiale de Zumthor. Car avouons-le, l’unique raison pour laquelle nous nous y sommes rendu est bien sûr la présence du Kolumba. Ce musée, devenu une référence dans le milieu de l’architecture muséographique, s’insère parfaitement dans la trame urbaine de la ville de Cologne. Sa forme en L délimite une cours intérieure à l’emplacement de l’ancien cimetière. La stratification temporelle est admirablement traitée dans ce bâtiment. C’est avec une véritable finesse, qui lui est propre, que Zumtor a « cousu » les différents vestige historique présent sur le site afin de créer une unité architecturale. Il semble résoudre, d’un coup de génie, la grande problématique occidentale de rapport entre contemporain et patrimoine.

 

On reste bouche bée devant le savoir technique mise en oeuvre dans ce bâtiment et le soin particulier apporté aux moindres détails. Remarquons alors l’appareillage des briques aux tons gris pâles (conçues spécialement pour ce projet) qui font seulement 36mm pour une longueur variable. Une équivalence entre mortier et briques s’installe sur la façade, tant par les nuances chromatiques de ces dernières, que par l’épaisseur de la couche de mortier qui est égale à la moitié de l’épaisseur de la brique. En résulte une dualité dynamique entre la massivité de l’ensemble et la finesse de la texture. Ces murs épais de 60 cm (sans isolation) préserve ainsi une impression de légèreté. Les fenêtres d’une dimension inattendue au second étage, sont détachées des murs et paressent prendre place naturellement dans la composition des façades. Cette volonté de contrebalancer la massivité des murs atteint sont apogée au rez-de-chaussée à la jonction avec les ruines. À cet endroit particulier, le mur de briques se dissout en une surface perforée, source de lumière naturelle pour les espaces intérieurs. 

Si l’exposition d’art qui est présente dans le musée ne nous a pas éblouit, le bâtiment en lui-même nous à laissé des étoiles dans les yeux. On en ressort avec une sensation étrange, mais pas désagréable, comme si on venait de découvrir un lieu qui existait hors du temps.

Laisser un commentaire